Monthly Archives: septembre 2009

Françoise Nielly : Une peinture très très graphique!

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Découverte cet été a la galerie petitjean d’Aix en provence, je vous laisse apprécier la qualité graphique de ces très grand formats (>1m²) réalisés au couteau.

Bio : Francoise Nielly née à Marseille ; études beaux arts et prepa art deco. Photographe, illustrateur dans la publicité pendant 15 ans. De nombreuses réalisations avec de grandes agences.

Vit et travaille à st ouen.

http://www.francoise-nielly.com/

françoise fait le tour du net et ça fait plaisir, on peut la retrouver jusqu’aux US sur thecoolhunter..ce qui augure d’une forte notoriété..soon!

Donc si vous avez quelques milliers d’euros en poche..faites vous plaisir !

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Expo Takashi Murakami a la galerie Perrotin a paris du 15 septembre au 17 octobre 2009

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La galerie Perrotin propose une expo des travaux peu connus de Takashi Murakami du 15 septembre 2009 au 17 octobre 2009 dont une serie d’auto portraits.

Takashi Murakami est l’un des artistes Japonais les plus connus gràce a son style très inspiré des mangas. Il s’est notamment fait connaitre par ses travaux pour Louis Vuitton.

lu sur le figaro.fr :

Paris découvre les autoportraits de ce Japonais, bientôt à l’affiche de la Tate Modern à Londres, et qui succédera à Xavier Veilhan à Versailles.

Murakami ? Il y en a deux qui se disputent les faveurs de l’Occident. Né en 1949, à Kyoto, Haruki Murakami est l’écrivain culte qui puise dans les récits du vieux Japon et dans les métaphores de la tragédie grecque pour faire naître l’irréel dans le banal. Né en 1962, à Tokyo, Takashi Murakami est l’artiste qui a digéré l’univers populaire des mangas, rêvé pop art avec Andy Warhol et projeté ses images contemporaines, nées de la «sous-culture» japonaise, dans le monde élitiste et international des arts plastiques.

A priori, rien à voir entre ces deux homonymes, si ce n’est leur nation marquée par la bombe, leur culture ancestrale nourrie d’ukiyo-e («images du monde flottant») et leur soif créative. Et pourtant, comme l’occupation japonaise en Mandchourie tapie dans l’inconscient du héros des Chroniques de l’oiseau à ressort, il y a le même goût des fantômes et des nuages mortels chez l’artiste baptisé «The King of Cute»(The Times).

Fils d’un chauffeur de taxi tokyoïte «obsédé par les documentaires sur la guerre du Vietnam», il garde la distance impériale chère à ses compatriotes, les cinéastes Takeshi Kitano ou feu Shohei Imamura. Faux gai luron avec sa bouille ronde et ses lunettes à la Géo Trouvetou, Murakami cache toute noirceur sous sa palette pimpante et enfantine comme un maquillage Hello Kitty (le spectre joyeux de Dokuro Yellow, 2000).

Parce que «l’idée de la mort et de la ­pérénnité de l’artiste» le taraude, Murakami s’est enfin dévoilé dans une série d’autoportraits, ces instants de vérité d’un artiste si cotés. Ils sont tour à tour mignons (gros bébé avec la larme à l’œil, petit glacier miniature), grotesques (nu, bedonnant et penaud, entre ses deux stars érotiques, My Lonesome Cowboy et Hiropon), carrément mangas (hilare avec un double Mr Dob, sa créature lointaine cousine de Mickey Mouse) ou sagement BD à la ligne claire de Tintin (en touriste japonais devant une tour Eiffel, sosie de la fusée à damiers rouges et blancs).
Une sophistication trompeuse

Autant d’aveux déconcertants pour un «control freak» certifié par tous ceux qui travaillent de près ou de loin avec lui. Autant de grands formats qui cernent les complexes, le talent et l’orgueil du «self-made-man» à la Damien Hirst.

Il a fallu un certain temps pour regarder autrement ces toiles à la finition trop parfaite pour être manuelle, à la sophistication trompeuse (paradoxalement, manga veut dire «esquisse rapide» ou «image malhabile»). Plaisant, nouveau, exotique, mais encore ? La répétition des motifs, ces marguerites qui rient, ces cohortes de lapins blancs et roses dont on ne note pas toujours les crocs, crée un impact visuel que les Américains appellent le «Wall Power». À Manhattan, on en voit plein les salons de l’Upper East Side.

Sa mère, au foyer, lui faisait visiter les expositions, puis le soumettait à la question en lui faisant écrire des critiques. Faute de quoi, il était privé de dîner, a-t-il raconté au Times. Rien d’étonnant à ce que ce travailleur acharné ait réussi magistralement son passage aux arts appliqués en métamorphosant le Monogram Multicolore pour la collection printemps-été 2003 de Vuitton (sérigraphie à 33 couleurs). Amusée, la petite « planète Art » a adopté sans réticence cet étendart à son bras, comme un nouveau cartable dans la cour d’école.

Très vite, les collectionneurs se sont entichés de ce phénomène nippon, à la fois accessible et incompréhensible comme un dessin d’enfant. François Pinault le premier, qui l’a posté au Palazzo Grassi, dès son ouverture, en 2006. Sa dernière grande fresque au Palazzo Grassi a ébloui l’artiste américain James Brown par son incroyable travail de la matière picturale. Le mérite en revient aussi à ses deux studios. La visite, au printemps 2008, de celui de Long Island, près de New York, était ­édifiante. Dans cette usine artistique, 35 jeunes assistants s’affairaient à l’étage en silence, sur des chaussons à la japonaise, 15 autres œuvraient en sous-sol dans les ateliers. De petites mains officiaient en gants blancs sur les toiles aujourd’hui sold out de l’artiste star. »

«Takashi Murakami Paints Self-Portraits» jusqu’au 17 octobre, Galerie E. Perrotin, Paris (IIIe ).
La Tate Modern l’a inclu dans «Pop Life : Art in a Material World», du 1er octobre au 17 janvier.